Cali dans une petite salle en concert acoustique était un petit évènement pour moi, surtout après sa dernière tournée rock qui m'avait moins plu que les précédentes. Dès le début, nous n'avons pas été dans les conditions optimales pour apprécier le concert. Arrivés dans les derniers, nous avons cru bon de nous placer au fond de la salle pour nous adosser au mur car La Maroquinerie ne comporte aucune place assise. A partir de là, j'ai eu l'impression d'être en dehors de la bulle du concert, séparé de celui-ci par des spectateurs de grande taille.
J'ai pourtant aimé la plus grande partie du set avec des versions effectivement acoustiques au piano et cuivres (trombone et trompette) : 'Menteur', 'Comme j'étais en vie', 'Les beaux jours approchent'... Mais aux deux tiers du concert, il y a eu un changement d'ambiance radical, effets de lumière à l'appui, avec "Qui se soucie de moi" version ... techno. J'ai pris l'expérience comme une sorte de parodie et j'ai franchement aimé car c'était plutôt bien fait. Mais, à priori, c'était sérieux car une demi-douzaine de chansons ont suivi sur un mode dance qui les ont dénaturées. J'ai surtout en mémoire 'Elle m'a dit', l'ultra-tube de Cali, et 'Dolorosa' que j'adore particulièrement d'habitude. Seule 'C'est quand le bonheur' a vu grâce à mes yeux dans une version intéressante.
Heureusement, il a terminé plutôt classiquement avec notamment une reprise de Léo Ferré qui m'a touché, interprétée avec Christian Olivier, le leader des Têtes Raides. Si nous avions été mieux installés, j'aurais probablement beaucoup plus apprécié ce concert globalement calme ; le public était plus discret qu'à l'accoutumée. Première partie très sympa avec Daguerre. ++