Camille agit sur moi comme une drogue : à peine le concert terminé, on a envie d'en voir un autre. Après la Cigale du mois de juin, rebelote donc avec le Zénith. L'effet d'addiction ne provoque pas chez moi la lassitude car les 5 concerts que j'ai pu voir de Camille sont loin d'être identiques même à l'intérieur d'une même tournée. Cette fois-ci, à part le final sur 'Money note' digne d'une grande salle, Camille n'a pas spécialement vu les choses en grand. Accompagnée de ses deux human beat boxes, de choristes et de tap-dancers, elle fait l'économie de musicos et de leurs instruments. Seul rescapé, le piano qui sied bien à l'univers vocal de Camille, instrument qu'elle joue volontiers elle-même. Malgré l'extraorinaire qualité des human beat boxes, ce sont les moments calmes, ciselés voire dépouillés que j'ai préférés. Le début était juste parfait avec, entre autres, 'La jeune fille aux cheveux blanc' et la fin un vrai petit bonheur ('Paris' et 'La demeure d'un ciel'). Grand moment aussi que le final avant les rappels qui, sur 'Money note', s'est révélé pour ma part plein de jubilation lorsque Camille et ses choristes-musiciens tout de orange déguisés se sont bien amusés (voir ma pauvre photo). Des milliers petits billets de banque en papier en sont tombés du ciel. Cette fille a trop de talent ! ++++