En ce début décembre, mon actualité concert va être chargée. Premier de la série : celui de Vincent Delerm hier soir avec Juliette et Bruno. Nous sommes arrivés un peu en retard. Nous étions donc placés loin, à l'avant dernier rang au balcon, mais de façon centrale donc ça allait dans cette petite salle pleine de poteaux et de mauvais angles. La première partie, le chanteur Polar, était sympa mais pas inoubliable en ce qui me concerne. Puis le concert a commencé avec un film projeté sur une toile blanche où l'on voit Vincent en vacances avec ses copines. L'atmosphère décalée, voire rétro, est plantée. Contrairement à ses deux premières tournées qui étaient uniquement piano-voix, Vincent Delerm est accompagné de cinq musiciens (batterie, basse, trompette, violon et violoncelle). Cette tournée-ci est donc plus dynamique et enlevée. C'est d'ailleurs un plaisir de retrouver ses vieux tubes revisités de cette façon ("Fanny Ardant et moi", "Quatrième de couverture"...). J'ai passé une excellente soirée mais je dois bien avouer que je préférais l'ancienne formule lorsqu'il était seul sur scène et arrivait grâce à son talent de pianiste et ses attitudes à créer une complicité avec le public. De plus, cette ambiance était propice aux belles chansons mélancoliques que j'adore chez lui ("Le baiser Modiano", "Châtenay-Malabry"). Il en a chanté très peu cette fois-ci. Dommage. Par contre, il applique toujours la bonne recette des clichés de l'enfance, entre nostalgie et humour, qui fait toujours mouche (c.f les blagues Carambar pour ceux qui ont vu le spectacle). J'ai bien rigolé tout en profitant de ses belles chansons. En bonus, il y a eu deux duos-surprise. L'un avec Valérie Lemercier ("Coup de soleil") et l'autre avec Alain Chamfort ("L'ennemi dans la glace"). Ce fut une bonne soirée. +++